Parlons vrai… vraiment.
La liste sortante diffuse un tract “question / réponse” où tout est « FAUX ! ». Nous faisons l’inverse : des faits, des sources, et une méthode.
Notre position : nous voulons étudier un rapprochement avec Saint-Germain-en-Laye, avec des garanties écrites pour Mareil-Marly.
- Proximité : services et présence locale maintenus (commune déléguée / mairie annexe)
- Urbanisme : règles claires et engagements sur le PLU (pas de surprise)
- Investissements : un plan pluriannuel dédié à Mareil-Marly
- Représentation : une gouvernance qui protège la voix de Mareil
Stop aux slogans : on parle de méthode, pas de peur
Le mot “fusion” est utilisé comme un épouvantail. Nous parlons d’abord d’une étude de rapprochement : quels bénéfices ? quels risques ? quels garde-fous ?
L’exemple de Fourqueux montre une chose simple : ce n’est pas le mot qui compte, ce sont les garanties écrites (proximité, gouvernance, investissements, urbanisme).
Dire « Mareil n’a pas la taille » n’a aucune valeur juridique. Une “commune nouvelle” n’est pas réservée à un seuil minimal : c’est un dispositif encadré par la loi, décidé localement, avec des outils de proximité comme les communes déléguées.
Sur quel document officiel repose cette affirmation ? Depuis 2015, plus de 800 communes nouvelles ont été créées en France, représentant plusieurs milliers de communes regroupées.
Ce chiffre démontre qu’il ne s’agit pas d’un “échec”. Affirmer le contraire sans citer de source relève d’un choix politique, pas d’un constat juridique ni statistique.
- Oui, une commune plus petite doit exiger des garanties écrites.
- Non, ce n’est pas une “absorption automatique” : tout dépend du cadre négocié.
- Non, la loi ne vise pas uniquement les communes de moins de 1 000 habitants.
Nous n’avons jamais dit que Mareil-Marly était “en ruine”. Le tract répond à une accusation inventée. Mais il “oublie” l’indicateur qui dérange : la dette par habitant.
- Mareil-Marly : environ 1 200 € de dette / habitant
- Saint-Germain-en-Laye : environ 220 € de dette / habitant
- Et pour 2025 : Saint-Germain-en-Laye descendrait même autour de 40 € de dette / habitant (données publiées)
Autrement dit : parler uniquement de “€ investis / habitant” sans parler de “€ de dette / habitant”, c’est orienter volontairement la lecture.
Nous ne nions pas la réalité : la pénurie de médecins touche l’ensemble du territoire, y compris les Yvelines. C’est un phénomène national documenté.
Mais le tract détourne la question : nous n’avons jamais dit qu’un rapprochement “fabriquerait” des médecins. Nous parlons d’améliorer l’attractivité locale et les moyens d’action.
- Le tract affirme qu’« aucun médecin n’est arrivé depuis la fusion ».
- Sur quelles données officielles se base cette affirmation ? ARS ? Ordre des médecins ?
- Sans source publiée, cela reste une déclaration politique, pas un fait démontré.
Une commune peut agir sur plusieurs leviers :
- Aide à l’installation pour les médecins généralistes.
- Mise à disposition ou facilitation de locaux adaptés.
- Accompagnement administratif (ARS, CPAM, démarches).
- Coordination avec les maisons de santé existantes.
Oui, des mutualisations existent déjà : intercommunalité (CASGBS), syndicats, groupements d’achats, contrats d’énergie, police intercommunale, etc. Personne ne le conteste.
Mais présenter cela comme une preuve qu’un rapprochement serait inutile est un raccourci. L’intercommunalité mutualise certaines compétences… pas la gouvernance, ni les services municipaux centraux, ni l’ingénierie complète, ni la stratégie budgétaire.
- L’intercommunalité = coopération partielle sur des compétences transférées.
- Une commune nouvelle = intégration complète des moyens administratifs, financiers et humains.
- Dans une interco, chaque commune conserve ses doublons administratifs.
- Dans une commune nouvelle, on peut mutualiser les services supports (RH, urbanisme, finances, informatique, marchés publics).
Aujourd’hui, Mareil-Marly et Saint-Germain disposent chacun de leurs services administratifs complets. L’interco ne fusionne pas les directions, ne regroupe pas les budgets, ne supprime pas les doublons structurels. Un rapprochement étudié peut permettre d’optimiser ces moyens, tout en maintenant une proximité locale via une commune déléguée.
La loi SRU fixe un objectif clair : 25% de logements locatifs sociaux pour les communes concernées. Quand une commune est en dessous, l’effort de rattrapage continue (objectifs triennaux, suivi, prélèvements, et éventuellement arrêté de carence).
- Logements actuels : 1 670
- Logements sociaux actuels ou en cours : 130
- Prévu dans les OAP : 465 logements dont 228 logements sociaux
- Total projeté : 2 135 logements dont 358 logements sociaux
Calcul : 358 / 2 135 = 16,8% (donc moins de 17%). Même après les projets annoncés, on reste très loin des 25%.
À 2 135 logements, atteindre 25% signifie environ 534 logements sociaux. Avec 358 logements sociaux projetés, il manquerait encore environ 176 logements sociaux pour atteindre l’objectif légal (à parc total comparable).
Le terme juridique utilisé par l’État, c’est “commune carencée” (ou non carencée) au titre de la SRU, via un arrêté de carence pris par le préfet lorsque les objectifs ne sont pas respectés. “Dé-carencée” n’est pas la référence juridique : ce qui compte, ce sont les documents officiels.
Donc si la liste sortante affirme que “tout est réglé” ou que la pression n’existe plus, c’est simple : qu’ils publient les arrêtés/notifications officiels : objectifs triennaux, prélèvements SRU, éventuels avis/arrêtés de carence, contrats de mixité sociale. Sans pièces, ce n’est pas une preuve, c’est un slogan.
Le tract affirme que l’offre associative mareilloise serait « la plus riche de l’interco ». Sur quelle base ? Nombre d’associations ? Budget global ? Nombre d’adhérents ? Subventions municipales ? Heures d’occupation d’équipements ? Aucun chiffre n’est cité.
Dire « la plus riche » suppose un classement objectif. Or aucune source publique n’est mentionnée. Sans indicateurs comparables entre communes, cela relève davantage du slogan que de l’analyse.
Ils expliquent que les Mareillois accèdent déjà aux associations de Saint-Germain-en-Laye. Cela signifie donc que nous sommes déjà dans une logique d’ouverture et de circulation intercommunale.
La vraie question n’est pas « peut-on y accéder ? » — mais dans quelles conditions ?
Les Mareillois bénéficient-ils des mêmes tarifs que les habitants de Saint-Germain-en-Laye ? Ou existe-t-il des tarifs différenciés “extérieurs commune” ? Là encore, aucun élément précis n’est apporté dans le tract.
Depuis le rapprochement avec Saint-Germain-en-Laye, les habitants de Fourqueux bénéficient d’une intégration complète aux dispositifs municipaux, équipements et services, avec une harmonisation progressive des pratiques.
C’est précisément ce type de garanties que nous voulons analyser : accès équitable, conditions claires, maintien du tissu associatif local.
Le tract utilise le mot “quartier” pour faire peur. Mais “quartier” n’est pas une notion juridique de la commune nouvelle. La loi prévoit au contraire des communes déléguées : un statut de proximité, avec une organisation locale et des élus identifiés.
- Commune déléguée : la commune nouvelle peut comprendre des communes déléguées (organisation locale de proximité).
- Maire délégué : chaque commune déléguée peut avoir un maire délégué, identifié et nommé dans l’organisation municipale.
- Adjoint(s) au maire délégué : le conseil municipal de la commune nouvelle peut désigner un ou plusieurs adjoints au maire délégué.
- Conseil de la commune déléguée : possibilité d’un conseil local (maire délégué + conseillers), pour porter les sujets du territoire.
- Conférence des maires délégués : le conseil municipal peut instituer une instance de coordination (maire + maires délégués).
Fourqueux a précisément suivi ce schéma avec Saint-Germain-en-Laye : Fourqueux est devenu une commune déléguée, avec une mairie déléguée et un maire délégué. Ce n’est pas une opinion : c’est affiché sur les pages officielles de la ville et acté par un arrêté publié au Journal Officiel.
- Mairie déléguée de Fourqueux : accueil et services municipaux sur place (organisation de proximité).
- Maire délégué : la commune déléguée a un maire délégué identifié dans l’annuaire officiel des élus.
- Acte officiel : création de la commune nouvelle au 1er janvier 2019 “en lieu et place” de Saint-Germain et Fourqueux (JO).
• collectivites-locales.gouv (commune déléguée, adjoints au maire délégué, conseil)
• CGCT – communes nouvelles (Légifrance)
• Arrêté préfectoral (JO) : création de la commune nouvelle Saint-Germain-en-Laye au 1er janvier 2019
• Ville de Saint-Germain-en-Laye : “La commune déléguée de Fourqueux”
• Annuaire officiel des élus (maire délégué de Fourqueux)
• Service-Public : Mairie déléguée – Fourqueux
Le tract parle de “réaction rapide”. Or les données officielles du SSMSI (Ministère de l’Intérieur) montrent qu’entre 2020 et 2024, le nombre de cambriolages enregistrés a doublé. Mettre en place la vidéoprotection après plusieurs années de hausse, ce n’est pas une anticipation : c’est une réaction tardive.
Le tract laisse entendre qu’une police intercommunale renforcerait la lutte contre les cambriolages au quotidien. Or le procès-verbal du Conseil municipal du 7 octobre 2025 de L’Étang-la-Ville précise que la coopération évoquée concerne un renforcement dans le cadre d’événements (fêtes de ville, manifestations, opérations conjointes).
Cela ne constitue donc pas, en l’état, une brigade permanente dédiée aux cambriolages. La nuance est importante — et absente du tract.
Faire croire qu’un rapprochement entraînerait une « construction massive imposée » relève d’un discours anxiogène. Car les projets de densification actuellement programmés ont été votés par la municipalité de Mareil-Marly elle-même.
- Champs Droux : jusqu’à 210 logements (~40% sociaux)
- Les Violettes : jusqu’à 160 logements (~40% sociaux)
- La Bossue : 35 logements (~60% sociaux)
- Les Bigaudes : 35 logements (~60% sociaux)
- Pinché : 25 logements (~50% sociaux)
Ces chiffres ne viennent pas d’une hypothèse extérieure. Ils figurent dans les documents d’urbanisme officiels adoptés par délibération du Conseil municipal. Parler aujourd’hui de « construction massive imposée par d’autres » revient à oublier les décisions déjà prises localement.
✔ La densification est déjà engagée à Mareil.
✔ Les objectifs SRU imposent encore des efforts.
✔ La question n’est pas « qui va construire », mais qui négocie, encadre et protège le cadre de vie.
Utiliser Saint-Germain comme épouvantail détourne le débat. Une étude de rapprochement ne signifie pas abandon de maîtrise : elle permet au contraire de poser des garanties écrites et opposables.
Leur conclusion repose sur un message simple : « fusion = absorption = disparition ». Ce n’est pas ce que dit la loi. Le Code Général des Collectivités Territoriales prévoit explicitement : commune déléguée, maire délégué, mairie déléguée et possibilité d’un conseil de commune déléguée.
Une commune déléguée conserve une organisation locale. Il peut y avoir une mairie déléguée avec accueil, un maire délégué identifié, et des élus référents. La proximité n’est pas supprimée par nature. Elle dépend des engagements négociés et votés.
Le mot « quartier » n’a aucune valeur juridique ici. Le statut exact est commune déléguée. Employer « quartier » est un choix politique destiné à faire peur.
Une commune déléguée ne siège pas séparément à l’intercommunalité, mais la commune nouvelle siège pour l’ensemble de son territoire. Fourqueux est aujourd’hui représentée via Saint-Germain-en-Laye. Dire « plus aucune voix » est donc faux.
Rien dans la loi n’impose la suppression d’événements locaux. Et l’exemple de Fourqueux est très clair : la commune déléguée conserve sa fête locale, ses événements propres et son identité associative. Les programmations municipales de Saint-Germain-en-Laye distinguent toujours les événements organisés à Fourqueux.
Ce qui compte n’est pas le mot « fusion ». Ce qui compte, ce sont les engagements écrits : budget fléché pour Mareil, maintien d’une mairie déléguée, gouvernance locale, règles d’urbanisme encadrées.
Veut-on décider sur des peurs ou sur des garanties juridiques ?
Étudier un rapprochement ne signifie pas abandonner Mareil. Cela signifie négocier, sécuriser, et décider en connaissance de cause.
• CGCT – Communes nouvelles (Légifrance)
• Portail collectivités-locales.gouv – Commune nouvelle / Commune déléguée
• Programmes municipaux Saint-Germain-en-Laye (événements à Fourqueux maintenus)
• Création d’une commune nouvelle (collectivites-locales.gouv)
• DGFiP – finances locales
• Loi SRU (Légifrance)
• Dette/habitant : Mareil-Marly (JDN) • Saint-Germain-en-Laye (JDN)
• Mutualisation police : L’Étang-la-Ville (compte rendu)
